• Régis Alonso

House of Cards Saison 6


Her too !



Franck Underwood (Kevin Spacey), homme politique sans scrupules et vieux briscard de Washington, ne touche plus terre depuis qu’il a conquis le poste suprême de Président des États-Unis, et ce, après avoir planté quelques couteaux dans le dos de ses adversaires et certains de ses alliés, dont son ami Garrett Walker (Michel Gill) le président sortant. Mais, la guerre est loin d’être gagnée : l’arriviste doit maintenir le cap et, surtout, sa place au sommet, alors que ses nombreux adversaires vont tout mettre en œuvre pour le déboulonner ! Sans compter qu’il va devoir assumer les répercussions inattendues de ses nombreux crimes passés et qu’une énième trahison se profile à l’horizon… celle de sa femme.

En effet, devenue présidente à la fin de la saison 5, Claire Underwood (Robin Wright) débute fièrement son règne de dirigeante des États-Unisdans la sixième et ultime saison du show. Libre depuis la mort de son mari, et surtout depuis l’éviction de son interprète Kevin Spacey éclaboussé par diverses histoires de mœurs, l’arriviste met alors tout en œuvre pour rentrer dans l’Histoire de son pays en se faisant l’étendard d’un « Girl Power » d’un tout nouveau genre ! Mais c’était sans compter sur certains vieux démons du passé et autres casseroles de son défunt mari qui viendront la hanter et troubler son règne…

Adaptation d’une minisérie de quatre épisodes diffusée en Angleterre par BBC1 en 1990, elle-même déjà inspirée d’un roman écrit par Michael Dobbs, House of Cards peut se vanter d’être l’un des plus beaux objets télévisuels de ces dix dernières années, assurément dans l’air du temps et tirant à boulets rouges sur les travers de la politique américaine. C’est pour cette raison que Sony Pictures édite en parallèle les coffrets intégraux (Bluray & DVD) de la série. Durant les cinq premières saisons, Kevin Spacey commente l’action en s’adressant directement à la caméra. Comme s’il menait une master class sur le monde impitoyable de la politique, il s’adresse directement aux téléspectateurs qui servent ainsi de déversoir de mépris. Avec une colère à peine dissimulée et un dédain qui n’est pas sans nous rappeler certaines langues de bois qui constituent le paysage politique tricolore, il parvient à nous guider dans son plan destructeur et sa conquête de pouvoir.

Et que dire de plus sur la sculpturale Robin Wright, alias la très ambitieuse Claire Underwood et femme de Franck, si ce n’est qu’elle excelle une fois de plus dans le rôle de la femme de l’ombre qui portera le coup de grâce à la série en inversant les rôles ! Contrairement à la pensée commune, ou plus précisément à ce que certains intellectuels peuvent affirmer, regarder une série n’est pas du tout un acte passif et House of Cards en est la preuve irréfutable ! Complots, trahisons, manipulations constituent la colonne vertébrale de cette série impitoyable et pamphlétaire sur les arcanes de la politique américaine. God bless America !



Références


Distributeur : Sony

Origine : Américaine

Date de sortie : 6 mars 2019

Créateurs & showrunners : Beau Willimon, Melissa James Gibson & Frank Pugliese.

Distribution : Robin Wright, Michael Kelly, Diane Lane, Campbell Scott, Patricia Clarkson, Boris McGiver, Derek Cecil, Greg Kinnear, Cody Fern, Jayne Atkinson, Lars Mikkelsen, Constance Zimmer, Athena Karkanis, Safina Jaffrey, Boris Kodjoe, Jeremy S. Holm…

Genre : Drame thriller

Durée : 8 épisodes de 52 minutes



#sony, #sonypictures, #houseofcards 

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